Salon du Petit Format

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le 19 Nov 08 • par

Villevêque reçoit, du 22 novembre au 14 décembre 2008, la 6ème édition du salon du petit format. Deuxième évènement collectif de l’année après NOV’Art – parcours d’arts de Villevêque, c’est aussi le dernier moment artistique de l’année. La spécificité de cet évènement est de ne présenter au public que des oeuvres de petite taille ne pouvant dépasser 40 cm x 40 cm. Cet exercice particulier permet au public de découvrir ou redécouvrir les artistes et leurs travaux par une lecture exigeante. Le petit format invite à se focaliser sur des détails et créé ainsi une certaine intimité entre l’oeuvre, l’artiste et le public.

Cette édition accueille 9 artistes sélectionnés en amont. La plupart d’entre eux connaissent déjà l’environnement de la Galerie 377. Les productions sont issues de disciplines variées, telles la gravure, la céramique, le travail du textile, la peinture et la sculpture.

Entrée libre chaque week-end, de 14h30 à 18h30
Rens. 02 41 69 51 15

Liste des artistes

Marie-José Chéret / Patrice Gallard / Béatrice Henry / Vincent Lemaître / Anne Moreau Morea / Anne Rousseau / Dany Souriau / Arnaud Talmant

Marie-José Chéret
Ensemble de 22 pièces de 75cm/30cm (détail ci-contre), présentées au mur ou dans l’espace en fonction des lieux d’exposition. Chaque pièce est tissée avec du drap teint dans une harmonie de bleus. Des dessins naïfs ou des tâches colorées, peints à l’acrylique sur le tissu, feront vivre certains espaces bleus. Des petits rouleaux de tissus imagés accompagnés de textes roumains accentuent le propos. A lire comme un livre sur la vie.
Dans cet esprit, j’ai créé une série de petits formats, encadrés et sous verre, plus intime. Le drap est toujours présent, teint, découpé, tissé et les petits rouleaux imagés posés pour être mieux remarqués. Parfois ils sont installés sur les fils récoltés lors de la déchirure des tissus en bande. L’inspiration de ce thème a été provoquée par la visite de « Sàpînta », cimetière roumain.

Texte de Jean-Paul TEXIER : Des draps bleuis, grisés, tordus, essorés, déchirés, reflets d’une énergie de vie. Créés pour la mémoire, ces draps tissés frôlent le ciel racontant des histoires de vie, à la mémoire des morts « nés au ciel, dans l’orthodoxie en ce cimetière joyeux » Œuvre d’une tireuse de fils Entre terre et ciel.

Patrice Gallard
Courbes, droites, perspectives et aplats, mon travail est axé sur « l’équilibre ».
Représentations à l’échelle réduite des propriétés harmonieuses de ce « Tout ».
Sorte de « Microcosmes ».
« Equilibres précaires ».

Béatrice Henry

Gravures
Comme l’image est le reflet de l’artiste et vous renvoie à votre imaginaire,
Les vides se renvoient aux pleins, comme les blancs se renvoient aux noirs,
C’est un travail de recherche sur la simplification de la forme,
C’est l’impression d’un ressenti,
En jouant avec le noir et blanc.

Vincent Lemaître
Peintures-collages
Je peins. Je suis partisan de la peinture et je milite pour elle. Elle est devenue, au fil du temps, une nécessité intérieure que je mène comme une quête introspective mais en étant toujours à l’écoute du monde qui m’entoure. Je l’aborde de manière physique, en empruntant le chemin de la voie sensible, celui du ressenti, du « feeling ». J’ai introduit dans ma démarche de peintre, le collage, par l’intermédiaire de prospectus publicitaires et de magazines de tous genres qui rythment l’imagerie de notre quotidien. Ils sont de parfaits reflets de notre société et témoins de notre époque. Je les détourne de leurs fonctions premières et en donne une lecture radicalement différente de ce à quoi ils étaient voués. J’amoncelle ces prospectus par collage, en couches successives, sur un support dur (isorel ou médium). Ces couches de papiers collés sont ensuite, frottées, arrachées, lavées, délavées, peintes, dépeintes puis repeintes une multitude de fois jusqu’à ce qu’apparaisse une surface dites « sensible ». C’est-à-dire, jusqu’à ce que cet ensemble d’interventions confère à la surface du support une vibration particulière qui marquera l’expression interne de la peinture. Inévitablement, au fur et à mesure que se développe une peinture, je m’éloigne de mon envie initiale. Je me perds. J’oublie ce que je cherche. Je trouve autre chose, un autre cheminement qui, souvent, trouve sa propre cohérence bien avant que j’en prenne conscience. Cette perdition, plus ou moins volontaire est, pour moi, le seul moyen d’avancer. Elle me permet de dépasser le stade de mes propres convictions pour me régénérer et accéder à une petite par d’inconnue. Objectivement, je n’ai pas vraiment de but précis à atteindre et je ne sais pas vraiment jusqu’où peut me mener cette démarche. Mais, malgré ces aspects aléatoires, je sais ce que je ne veux pas peindre, et je sais quel chemin je ne veux pas emprunter. De ce fait, ma peinture est ce qui reste sur le support, après avoir écarté de la surface, tout ce qui ne m’importait pas, ou que je ne considérais pas à sa place. C’est ainsi que je me retrouve.

Anne Moreau Morea
Voyages
Semer une graine, attendre la métamorphose de la vie, protéger l’énergie que déploie la végétation, c’est l’acte fondateur d’un monde. Dans ma peinture, je retrouve cette énergie de la naissance avec l’eau et le pigment, en attente d’une rencontre et du devenir. La rencontre de la matière va s’opérer à un instant donné tel ce lien entre l’homme et l’arbre, dans l’attente du devenir ou la magie de la forme et de la couleur font naître ma peinture.
Aller à l’essentiel, effacer et ne garder que la trace de ces empreintes d’arbres qui rythme le temps et l’espace. Mémoire du temps, de l’instant de la rencontre éphémère du support et de la matière.
Je vous invite au voyage dans mon univers, tel un parcours où se pose la question de l’avenir de notre environnement.

Anne Rousseau
Mon travail est en noir et blanc sur papier kraft.
Je peins des fleurs.
C’est un travail sur le geste, sur une énergie d’un moment.
Avec un mélange de peinture et de dessin, le noir et blanc me permet de partir de la réalité, mais de lui donner une certaine abstraction, une intemporalité.
Je cherche à garder la trace du temps,
et la fragilité des choses.

Ali Silem
C’est un pari
– ou bien vous ne lisez pas le texte
vous regardez les dessins
et vous allez sans regret,
car l’œuvre est plus gustative que tout écrit – à propos ou sur l’œuvre – d’Ali Silem
– ou bien
vous regardez ce texte comme un guide. Il vous suggère des questions à poser aux signes proposés. Il nous invite à relier les signes comme dans le ciel les étoiles forment des constellations. Ici, se dessine un voyage d’étoile à étoile, de ce dessin abstrait paraît un pays « sage ». Les signes, car Ali Silem revendique cette appartenance à l’école des signes, désignent cet invisible, présent-absent.
Alors pour gagner le pari, prenez cet astrolabe, et regardez face-à-face de tous vos yeux, les étoiles.
Lire la suite …

Dany Souriau
Depuis plus de 20 ans, l’argile m’accompagne ; l’une modèle l’autre et réciproquement.
Par l’argile et le feu, j’ose être et me dire, me reconnais, exprime mon appartenance à l’humanité en marche.
Actuellement, mon travail est axé sur le lien essentiel qui relie l’homme à l’Univers et l’urgence où nous sommes de cesser de le piller.
Ma célébration de l’arbre, symbole de Vie, en est l’expression.

Arnaud Talmant

Abstractions paysagères
Le travail et les recherches d’Arnaud Talmant reflètent sa passion du paysage dont il transpose en peinture les effets. Matière et couleur coexistent et s’harmonisent pour retranscrire un ensemble de sensations qui va au delà d’une simple figuration.
Convaincu que le paysage est chargé de signes inscrits dans la mémoire des matières végétales et minérales, il délivre avec patience et obstination sa vision de la nature. Chaque tableau est une composition génératrice d’émotions, stimulant l’imagination. Dans ses œuvres contrastent la profondeur des couleurs et la fragilité d’un arbre, unique repère figuratif, comme une clé pour comprendre l’abstraction. Cet arbre, lien minimaliste entre la terre et le ciel, capte l’attention pour mieux la détourner. Ce n’est que lorsque le spectateur accepte de lâcher prise qu’il prend véritablement conscience du paysage qui s’offre à lui. La force abrupte de la matière attire et fascine, à son approche, des formes enfouies affleurent.
Arnaud Talmant s’applique à forcer l’impertinence du cadre, provoquer le vertige horizontal et laisse le spectateur faire son chemin. Aussi la meilleure manière d’aborder ce travail c’est en silence, en s’offrant à l’émotion qu’il dégage. La sensation première s’efface pour nous laisser apprécier ces paysages dans toute leur densité et leur intensité.
Emilie Bernier

Paysage
Choisir de peindre des paysages c’est aller sur le terrain d’une confrontation entre l’expérience du réel et les contraintes de l’espace pictural. Arnaud Talmant fait de cette confrontation son activité permanente produisant à chaque étape de nouveaux signes et de nouveaux systèmes de représentation. Ses paysages ne se donnent pas spontanément, il ne va pas de soi qu’ils existent d’emblée. Libre à chaque spectateur de les ressentir et de les appréhender en laissant le champ libre à l’instinct et l’imagination. Chaque œuvre est une invitation à faire l’expérience d’un paysage en le laissant parler à nos sens, c’est cela qui, à notre insu, nous fait l’aimer et le comprendre.
L’artiste réussi à insuffler le mystère par la force de l’abstraction de même que la sobriété par la présence figurative et minimaliste d’un arbre. Malgré la surface plane du tableau, en quasi-contradiction avec les notions d’espace et d’environnement indissociables du paysage, il réussit par le jeu des matières et la profondeur de la couleur à donner de la force à ses représentations. La nature y est tout à la fois maîtrisée et mesurée, en même temps que subtile et étonnante.
Emilie Bernier

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